Vla t'y pas que je cherchais des "communautés" (autre que celles qui regroupent des blogs de vidéos "humoristiques", des blagues de c*l, et
autres trucs plus décevants...), que je tombe sur une petite communauté, qui je l'espère va m'accepter en son sein (en tant que mâle...).
Donc les caractéristiques de la communauté, suite à un copié-collé des familles :
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Nom de la communauté : Ecriture Ludique
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Gérée par : Kildar
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Description : Jouer avec les mots est un plaisir qui se partage.
Ecrire n'est pas forcément un pensum, et les "surréalistes" l'avaient compris lorsqu'ils ont "créé" les Cadavres Exquis.
Confrontons nos écritures et surtout amusons nous !
Faisons le à travers d'exercices [...]
Ca à l'air sympathique et la contrainte étant source de création comme je le disais hier à mon voisin, allons-y gaiement !
Exercice n°38 donc....
"Cela faisant très longtemps que nous ne vous avons pas proposé ce genre d'exercice, et comme un peu de variété ne fait de mal à personne, vous voilà proposé
d'écrire un texte avec une phrase de début et une phrase de fin imposée. Pour le reste, le thème, la longueur, le genre (poésie ou nouvelle) sont à votre seule convenance !
Nos regards du passé (c'est mon titre, non imposé, je m'impose)
Début : "La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait
plaire; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux."
Heureuse qu'elle était de voir cette jeune pousse commencer son épanouissement, elle se mit à penser à sa propre jeunesse... Les gens ne
lui accordaient plus ces regards enchantés dont elle était si friande auparavant...
Les hommes, captivés par la légèreté de son teint, et les femmes par l'harmonie rassurante et effilée de son visage, avaient eu pour elle
nombres d'égards et n'hésitait jamais à la complimenter pour cela... Elle répondait à ces messieurs que la flatterie ne menait pas bon train si elle n'était pas à l'heure de la vérité et elle
répliquait à ces dames que si elle était jolie, celles-ci l'étaient cent fois plus. Sa modestie était alors louée et ses qualités tout autant. Elle était également réputée pour son vif esprit et
sa rigueur sur tous les plans ; elle comptait juste et avait réussi au gré de mainte précaution à économiser un sérieux pécule pour ses vieux jours. En résumé, elle était reconnue dans sa
jeunesse comme une femme belle, droite et propre sur elle...
Mais cette époque semblait révolue et à sa beauté a succédé la vieillesse et les dégradations physiques qui accompagne généralement ce
naufrage... Elle en était réduite à trouver comparaison avec un nourrisson chauve et édenté... Elle qui était autrefois si fraîche mais qui avait vécu, elle qui avait maintenant, comme on dit,
l'expérience des années,...
Et dans sa famille, a dire vrai, au fil des ans, les visites se faisaient de plus en plus rares. Elle se contentait du peu... Les enfants
se faisaient distants... Cela l'arrangeait finalement, pensa-t-elle... Le temps qui lui restait à vivre diminuait chaque jour en proportion croissante et elle estimait ne pas avoir le temps de
discuter de choses futiles telles la pluie, le beau temps, la famille, les disputes, les histoires...
Non, elle, ce qu'elle voulait c'était profiter égoïstement et pleinement de l'instant... Jouir à plein dentier des derniers jours...
Conquérir le vaste monde de sa frêle carrure... Elaborer, créer, pétrir... Dans sa tête tournoyait mille et une folies... Elle sentait vibrer en elle la corde de cette vitalité qu'elle croyait
avoir perdu. Au milieu de cette foule affairé au bonheur éphémère d'un enfant, elle vivait en fait une euphorie totale et durable ! Elle jubilait intérieurement et repens...
"Pourquoi mamie elle est crevée papa ?"
"Bastien !! Calme-toi bordel ! Ne parle pas de ta grand-mère comme ça ! En plus, grand-père pourrait t'entendre !"
"Ouais et adieu l'héritage..."
"Ta gueule François ! Bordel, c'est notre mère !"
"Putain je dis ce que je veux ! J'ai jamais pu la saquer la vioque ! Putain et tu me dis pas ta gueule bordel !"
"Bordel ta gueule François ta gueule..."
"Jamais laché un sourire, toujours fière, radine, toujours en p'tite tenue devant les poivrots du coin... Et même
vieille..."
"Ta gueule François bordel de merde !"
"Putain arrête de la défendre Marc... T'as pas oublié ? hein ?"
"Ta gueule c'est tout, ta gueule..."
En verité, nous ne sommes jamais jugés sur nos actes, bons ou mauvais, mais sur la vision du reflet de leurs apparences
qu'en a la société, qui se fait juge par la suite de leurs éventuelles beautés.
"L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu" "
Bonne soirée à tous et à toutes, j'ai trouvé l'exercice intéressant et je prendrais le temps de lire les autres textes, promis juré !
Par Koroffstrogov
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Une piste exploratoire de mon côté mais je comprend que cela puisse gêner ^^
Merci en tous cas de m'avoir laissé un petit mot et à une prochaine fois :)
Sur le coup de la phrase de début, c'est vrai j'ai bien galéré à me lancer et la phrase de fin est comme tu dis alambiquée et son sens vraiment pas évident à saisir. D'où l'idée de la coupure de style et donc de comparaison de beauté tant sur le fond que sur la forme de mon propre texte... Voilà ce qui m'a traversé l'esprit quand je me suis lancé là-dedans :) (je m'en sors pas trop mal en fait... Je suis plutôt bon même...héhéhé)
Merci à toi pour ton commentaire en tout cas, je m'en vais poster sur tes écrits et ça va saigner ! :)