Autocopinage

Mon autre personnalité a aussi écrit un blog... http://romain-love.over-blog.com/
Loin de moi l'idée de me déresponsabiliser, au contraire, j'en suis fier !
Il s'agit du journal intime d'un jeune romantique amoureux probabiliste qui vous narre histoires, vous apporte conseils et artistanats...
Pour ceux qui veulent avoir une idée assez précise de la personnalité de Romain, je vous encourage à lire en particulier cet article, assez caractéristique :
De ces douleurs
Rien ne vous oblige à y aller mais bon... on s'est compris...
Dimanche 20 juillet 2008
 Salutations à toi lecteur !

 Comment va ? Moi je me porte comme un charme et après moultes péripéties, je suis de retour et sache que ça va faire mal !

 Qu'ai-je fais durant mon absence me demanderas-tu ? Des trucs, des machins, des choses, des bêtises...

 Outre vacances (aux Pays-Bas), absences, défaillances, productances et romances, j'ai été plongé dans une grande phase de lectures d'averses et vrillées, dont je me fais un plaisir réel de te signifier quels ouvrages ont eu ma préférence.

 J'ai tout d'abord fini le deuxième tome de Don Quichotte de la Manche de Cervantes. Il me manquait la dernière centaine de pages à lire, voilà c'est fait ! Un roman exceptionnel dont je recommande la lecture à tous (et à toutes !).
Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature, un classique comme on dit de par nos contrées. Je l'ai lu dans sa dernière traduction par Aline Schulman qui a préféré des temps "simples" qui collent tout à fait au ton "oral" de cet ouvrage. Ce qui surprend réellement dans ce livre, c'est la modernité du ton, les mises en abîme qui renforcent le côté absurde mais historique du roman. Et puis si vous êtes féru de proverbes en tous genres, les paroles de Sancho Panza sont en tous points exceptionnelles et méritent une attention toute particulière.
Moi, perso, je cautionne :p

 Ensuite, j'ai quelque peu changé de registre et j'ai pour ainsi dire dévoré le cycle de l'Assassin Royal de Robin Hobb.
Treize tomes passionnants et haletants. C'est de la Fantasy extrêmement bien écrite, intelligente, dont l'histoire évolue sans cesse. Le ton choisi peut être sans concessions voire violent ce qui rend l'histoire d'autant plus cohérente. On ne tombe jamais dans de gros clichés et tout a une raison d'être... Du haut niveau au vu du nombre d'éléments en jeu !
Le héros, Fitz, est très (trop ?) attachant et pour ma part, j'ai tout de suite ressenti que l'écriture était féminine tant tous les personnages sont travaillés et humains. Si tu veux un aperçu de l'histoire, n'hésite pas à chercher on the net !
Moi, perso, je cautionne :p

 Nouveau registre encore, j'ai ensuite lu Le Mètre du Monde de Denis Guedj, l'auteur de l'exceptionnel ouvrage Le Théorème du Perroquet. Dans le Mètre du Monde, il s'agit ici d'histoire de la science et plus précisément de l'invention du mètre et des autres poids et mesures. L'uniformisation des poids et mesures a longtemps été réclamée par les peuples, et c'est sur fond de Révolution Française que celle-ci est décidée (je résume beaucoup mais c'est assez complexe ;p) avec pour idée que le mètre représente 1/10000 d'un quart de méridien terrestre. Ce choix a pour but de créer une mesure universelle basée sur la Terre et non plus sur le pied d'un roi ou autres facéties (quoique...).
Pour déterminer cette longueur, deux hommes, Delambre et Méchain, vont mesurer la distance Dunkerque-Barcelone par triangulation, chacun partant d'un bout pour se rejoindre à Rodez. C'est sur ce périple, en période trouble de guerres et de révolutions, que le livre se base. S'ensuit un récit passionnant, quoiqu'un peu confus par moments. L'auteur revient souvent en arrière dans son histoire et comme il s'agit d'une époque où c'est un peu le bordel (si je puis me permettre), on se perd un peu. De toute façons, j'adore la littérature scientifique et en particulier l'histoire des sciences. Dans le même registre je recommande les livres de Simon Singh.
Moi, perso, je cautionne :p

 Bon j'ai aussi beaucoup joué à Final Fantasy Tactics Advance 2 : Grimoire of the Rift, fini Mass Effect, continué Sam and Max  - Season One, chanté sur Ultrastar (clone gratuit sur PC de Singstar) et regardé NoLife en quantité (canal 123 sur la Freebox). Et tout ça, ça prend du temps :)

 Allez lecteur, je te fais de gros bisous, je t'embrasse et j'appose mes lèvres sur tes joues.

 Avec mes remerciements et porte toi bien !

 Sébastien, ton ami, confrère et collègue
Par Koroffstrogov
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Lundi 12 mai 2008
    Bonjour à toutes et à tous,

Je tente un nouvel exercice, proposé par les Impromptus Littéraires.

Il s'agit d'écrire sur le thème du décalage horaire. Je m'y essaye, en toute humilité ! (what else ?)

Ante Sriptum : Je ne serais pas là d'un moment (vacances), merci d'arroser les fleurs et de nourrir les poissons en mon absence... Si il n'y a pas de poissons, merci de nourrir le chat.

Décal(qu)é horaire

    Je suis de tous les décalages : Horaires, anti-horaires, calés, décalés... Je fais partie de la caste des hommes désynchronisés, tantôt  lents, tantard rapides, qui peinent à partir quand d'autres sont déjà arrivés.

    Moins implicite, un récit type d'une journée type d'un type tel que moi :

    Au lever du soir, je me lève à la cool et file me brosser les crocs, énergiquement. Puis arrive le moment du petit déjeuner : bacon, bifteck, brandade et beignet beurré. Plein de vive vitalité vivace, je me dépèche de me rendre à mon gagne-pain, étant déjà en retard de 10 bonnes heures sur l'horaire théorique. Mais le patron étant déjà rentré souper chez lui depuis longtemps, ainsi il n'a jamais remarqué mes retards ou mes grandes avances...

    Souvent sur le trajet du boulot, je passe, dépasse, repasse, enlace de jeunes demoiselles, qui se révèlent en fait déjà amarrées au port de quelque homme enclavé... Moi-même étant marié, je me décale aussi de mes tentatives et j'arrive au boulot stressé par tant d'agressivité amoureuse.

    Je m'installe, seul, à mon outil de production. Le grand atelier vide, je commence par faire le bilan de mon travail. N'ayant encore rien fait, je fais tête basse et essaie de m'éclipser discrètement de cette réunion improvisée. Heureusement, l'absence de responsables hiérarchiques m'évite le blâme : j'ai de la chance. Cette évaluation de ma contribution à l'évolution de la production m'occasionne sensations et émotions quant à ma mission. Je décide, au nom de la préservation de ma santé mentale, de présenter ma démission, qui n'est pas acceptée, personne n'étant présent pour l'approbation.  Sa rédaction m'a pris un temps précieux et je dois accélérer ma cadence. Mais c'est déjà l'heure de la pause méridienne de minuit... Je sors déjeuner au petit restaurant d'en face.

    Assis à une table, j'attend le serveur. Il m'attend aussi. Une guerre psychologique est en route. Je me lève pour l'assommer quand celui-ci me fait remarquer qu'au vu de l'heure, ils ne servent plus de plats ici et me propose en remplacement deux tranches de pains entourées de viande. J'accepte, déçu, et j'accompagne le met d'un petit verre de vin de nos coteaux locaux.
C'est après une dizaine de ces derniers que je retourne à mon travail, enivré et plein de courage démesuré. Ce courage dont je manque généralement lors des négoces d'augmentation, qui n'arrivent jamais, l'un ou l'autre parti rencontrant vraisemblablement des difficultés pour rencontrer son vis-à-vis.

    Je fonce tout droit dans le bureau du patron et tape du poing sur le porte crayon posé sur sa table. Je me blesse bêtement et j'appelle les secours, qui arrivent assez rapidement après une longue attente de quelques minutes interminablement courtes. Ils me transportent à l'hôpital à ma demande alors que je n'ai pas encore mal, mais sait-on jamais, l'hématome me semble inquiétant, plus par son absence que par son éventuelle existence. Accident du travail, arrêt maladie pour la journée. Je reprendrai le boulot le lendemain, enfin ce soir plutôt.

    Rentré chez moi, il est 9 heures du matin. Ma femme est partie au travail, les gosses sont à l'école, je me prépare à me coucher, épuisé, après avoir enfilé mon costard-pyjama et mes santiags. Un verre de jus d'orange, une tasse de café, une canette de boisson énergétique finissent de m'achever... Il est 16 heures et il me reste trois heures à consacrer à Morphée. Je me couche avant que ma famille soit de retour. Je barricade ma porte avec des planches clouées au mur et je m'endors...

    Le téléphone sonne, j'entends ma femme répondre... "C'est ton patron ! Il veut te voir au plus vite ! Et ouvre-moi, les enfants et moi aimerions te voir ! Le médecin est là lui aussi !" qu'elle me hurle au travers de la porte. Moi je dors et s'ils veulent tous tant me voir, ils n'ont qu'à se décaler sur mon calage. Moi je suis calé contre la porte et j'attends l'accalmie des acclamations et des déclamations... J'ai un métier moi ! Je suis imprimeur primé et j'ai la vague impression qu'on veut me couler suite à mes succès enchainés... J'ai posé sur papier nombre d'oeuvres d'humour noir, de thrillers alambiqués, d'histoires absurdes et d'aventures décomposées  Qu'il est difficile d'être décalé dans un monde si codé...

    Au terme de ce récit, ne croyez pas que je fais l'apologie du décalage, qu'il soit horaire ou non ou autre. Simplement, ayez une pensée pour celui qui, décalé malgré lui, cherche désespérément à s'intégrer dans vos journées versées et prosées. Et si trop désespérant il est : décalquez-le !


    Bonne soirée/journée/continuation/chance/courage à vous

    Koroffstrogov
Par Koroffstrogov
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Lundi 5 mai 2008
Salut à tous !

Liminaires
L'écriture, c'est super ! Je suis de ceux qui pense qu'avoir une activité créative est très important, surtout si elle s'accompagne d'un travail, d'une envie, d'une réflexion et de (nombreuses) remises en question. Alors si vous avez aimé, détesté, pas compris, été gêné par un truc... Laissez moi ça en commentaire et si vous avez le temps et/ou l'envie d'argumenter : c'est super (comme l'écriture (cf. début du texte)) ! Si vous voulez juste laisser un commentaire à la con : n'hésitez pas non plus ! L'intérêt du blog, c'est la possibilité de l'échange (ou du non-échange pour faire intello). En fait même si j'ai pas de commentaires je suis heureux, du moment que j'ai créé ma petite brève !

Prologue
Envies de matérialisme... Après avoir lu les autres textes sur l'exercice de la quinzaine, j'ai eu envie de faire mon original... Et ouais mon petit pote, je suis comme ça, je suis nature peinture... Bonne lecture !

Exercice

Début : Il / Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.

Mots imposés :
soleil, main, regard, feuille, rideau, océan, demain, oublier, rancoeur, soulagement, impasse, bonheur, lancinant, pourquoi, poing.


Le mots sont super "clichés" : fonçons !

P.S. : définition du mot lancinant ici : http://www.cnrtl.fr/definition/lancinant



Ecriture


La fin d'une histoire

    Elle reposa le téléphone...Les larmes emplirent ses yeux...Il n'y avait plus d'espoir.
D'un regard, elle avait compris l'impasse dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Toutes ces années, elle avait tant aimé l'avoir près d'elle, le serrer de ses mains délicates... Mais voilà, tout s'était éteint, et définitivement. Lui qui lui avait transmis tellement de bonheurs, d'émotions sincères, de peines aussi car il faut bien, il n'était plus et tout un monde s'écroulait brusquement.

    C'est par son intermédiaire qu'elle avait pu savoir les joies d'une grossesse, reparler à sa grand-mère après tant et tant de disputes, ou plus simplement avoir des nouvelles des siens et des autres...
Mais après toutes années, une petite musique lancinante se faisait entendre... Il perdait peu à peu de son éloquence, de sa clarté des débuts. Il la tenait de moins en moins au courant de son actualité, sa voix devenait distante... Elle, elle n'éprouvait pas de rancoeur à son égard, elle acceptait, sans vraiment comprendre pourquoi tout déraillait...

    Quand elle l'avait vu la première fois, elle avait pourtant tout de suite su que ce serait lui... Il n'était pas comme les autres, il dégageait ce petit truc en plus d'étonnant et de détonant. Partout ils étaient allés ensemble : la montagne, l'océan, la ville... Elle avait grandi avec lui, signé au bas de la feuille l'engagement de leur union, posé ses lèvres sur lui souvent sous le soleil du Sud où ils avaient emménagés par la suite... Mais le rideau de la mort était lourdement tombé, et c'est sans soulagement qu'il fallait tourner la page... Pieds et poings liés qu'elle était, elle se résolut à aller de l'avant : demain, elle irait acheter un nouveau téléphone...



Bonne soirée à tous,

Koroffstrogov
Par Koroffstrogov - Communauté : Ecriture Ludique
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Mercredi 30 avril 2008
  Exercice pour la petite fabrique (exercice ici)

Ecriture à partir d'un tableau... (cliquez sur le lien ci-dessus pour le voir). J'ai trouvé l'exercice assez plaisant à faire et c'était même ma première fois ! (dépucelage artistique)

C'est en tissant...

     Il sera encore tard quand je quitterai l'atelier ce soir... Il paraît que la demande est forte. C'est le Boss qui nous a expliqué ça, une énième fois, mardi dernier, alors que nous commencions à nous plaindre de ne plus voir maris, femmes et enfants. A dire vrai, je ne les compte plus, les excuses qu'il trouve pour nous faire accepter l'idée de rester plus tard, sans compensations, avec la seule pression de perdre notre emploi en cas de rébellion.
Si ce n'est pas la forte demande, c'est la conjoncture économique... Et si ce n'est pas ça, c'est la qualité du fil exceptionnelle qu'il faut se dépêcher de vendre... Ou alors, la préparation de la venue d'un futur "gros" client...
Il en a même pas forcément besoin de ses excuses mais il faut bien trouver une raison... Moi cela fait déjà trop longtemps que je suis là à tisser de mes mains tout ces habits, ces drapeaux et autres je-ne-sais quels machins... Ca me passe au-dessus...

    En fait, ma vie est mon métier, 15 heures par jour de tissage assidu... Mon geste est devenu habile mais mes mains sont meurtries. Elles n'ont plus d'empreintes, plus de marques ; elles sont devenues au gré des années râpeuses, impersonnelles. On dirait même qu'elles s'effilochent. De cette idée, je n'ose plus toucher ma femme avec, ni même mes enfants, craignant qu'il remarquent cela.
Mes mains ne m'appartiennent même pas en fin de compte : au bout de 20 ans, on comprend des choses, on tisse sa toile... Elles, elles sont vouées à mon métier de misère, d'automatismes béants... Le travail à la chaîne : on prend un modèle le matin et on est lancé ; s'enchainent alors les mêmes séries gestuelles idiotes... Le regard se fait flou, le cerveau est en auto... On ne pense pas vraiment, on tourne en rond, on relance. Peu à peu on perd le fil...

    Il est tard et je quitte l'atelier. Je mets ma veste lentement sur mes épaules, tout mon corps est endolori des efforts de la journée et le contact de ma peau avec le coton râpé me fait mal... J'en pleurerai presque. Je commence doucement à marcher quand j'entends qu'on m'appelle : le Boss ! Grand, fin comme une aiguille, une tête énorme de démonté, il s'approche de moi rapidement, un peu essoufflé... Son visage n'annonce rien de bon.
- J'ai commencé la revue de ton travail, me dit-il d'un ton parfaitement neutre, sans vraiment me regarder, il y a beaucoup de mailles ratées.
- Heu...
En fait, je ne sais pas quoi répondre. En vingt ans, c'est la première fois qu'on trouve à redire à mon travail.
- Je sais pas quoi dire... Tu me montres ?
- Suis-moi.
Tout cela est étrange et je me sens de moins en moins bien... On retourne à l'atelier tous deux d'un pas calme, sans un mot. Il marche devant, ne complète pas ses remarques ; je suis derrière, j'en ai marre, j'ai envie de rentrer.
- Regarde ! Là ! Et là !
Le ton est devenu plus agressif, comme si la vision de mes ouvrages avait réveillé toute son animosité... Je ne regarde même pas mon travail, je l'observe lui, montant en puissance et s'énervant contre moi... Il me regarde, cherchant une approbation ou des excuses, je jette alors un rapide coup d'oeil sur les corsets... Tiens, je viens seulement de remarquer que ce sont des corsets que j'ai fabriqué toute la journée...
-Et surtout, d'où t'es venu cette idée d'utiliser du fil rouge, toi c'était les blancs que tu devais faire, regarde ta feuille ! Là ! Ici ! J'avais même pas remarqué que tu t'étais trompé sur ça, même sur ça tu t'es trompé...
    Du fil rouge ? J'entends alors un écoulement, je ressens un écoulement le long de mes bras... Non ! Dans mes bras... Je regarde ma veste, le col est teinté d'un rouge imprégné... Et c'est là que je les vois, mes mains... Se vidant lentement de mon sang... Je ne ressens même pas la chaleur de celui-ci, ni son contact... La tête me tourne et l'autre en train de hurler, jetant sur moimes corsets ratés, sans daigner me regarder. Je m'écroule lentement sur mon métier à tisser.

    Il était très tard quand j'ai quitté l'atelier. Affolé qu'il était par peur que la police apprenne l'existence de l'atelier, conjugué à un sentiment de culpabilité bizarre, le Boss a lesté mon corps avec des contrepoids de réserve qu'on utilise pour nos machines, puis m'a jeté dans le fleuve en pleine nuit. Il a pas eu beaucoup à marcher... Moi au fond du fleuve, je n'attends plus trop rien, c'est fini pour moi, tout est drapé de rouge, de bleu, de noir...
   
    Quelques mois plus tard, Je suis remonté à la surface, et c'est seulement là que je me suis rendu compte que, au moins, je n'avais plus mal aux mains...
Par Koroffstrogov - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 28 avril 2008

Bonjour à tous !


Exercice d'écriture de la petite fabrique (ici)


"Vous avez bien quelque part un vêtement que vous avez porté, rêvé, détesté, adoré..."

 

Pressions socio-vestimentaires



    Au sortir de mon adolescence, ma post-adolescence étudiante pour être plus précis, j'ai acheté un habit.


    L'émerveillement est rarement de mise après ce genre d'édifiante nouvelle mais...


    Pour situer les pans de ma personnalité relatifs à l'historiette qui va suivre, il faut savoir que j'avais à l'époque un goût vestimentaire des plus réduits et je n'accordais que peu d'importance à mon apparence physique, y trouvant même un sentiment de rébellion contre toutes les autorités de mon existence. Que ce soit mes parents (" Tu ne vas pas sortir habillé comme ça, c'est ridicule, tu ne sais pas t'habiller ! "), la société (" La mode est un vecteur de consommation de notre société capitaliste de plus en plus rampante qui joue sur nos besoins culturels pour véhiculer des messages consuméristes ! Faut arrêter d'acheter des fringues hors de prix ! Rebellez-vous !"), mes professeurs... Tout était prétexte à réconfort dans mes choix d'habillement ce qui, au final, signifiait que je ne portais que des fringues super larges dont le nombre ne permettait pas la variété... Pour compléter tout cela, j'ai encore actuellement des problèmes dans la démarche d'achat mais je me bats (la post-post adolescence).


    Dans mon aventure, je revenais de vacances accompagné d'un couple d'amis et de ma petite amie de l'époque, qui se battait pour me faire porter des habits "à la mode". On était en voiture, je conduisais, retour de vacances dans le Sud, beau temps, vallée de Rhône, bouchons. Alors que nous avancions à un rythme freiné, ma copine aperçoit une zone commerciale avec des magasins d'habits affichant des réductions "incroyables" sur leurs produits. Tout le monde (les deux filles) convenut d'un commun accord de la nécessité de s'y arrêter un moment, justifiant ainsi un repos et une occasion de faire du shopping...


    L'autre mâle de la compagnie était un garçon attaché à son habillement, et dont la stratégie d'achat d'alors était : "Si c'est immettable, c'est pour moi et si c'est rose, c'est mieux". Ainsi, en moins de temps qu'il en faut pour sortir de l'autoroute, se garer, et se faire engueuler pour un changement de voie un peu précipité ayant causé la frayeur de mes passagères féminines, je me retrouvais dans un de ces magasins, entourés de gens sur-motivés quant à l'idée de me relooker.


    Personnellement, je ne me suis jamais senti à l'aise dans ce genre de magasin... Un vendeur vous saute dessus, veut vous conseiller, vous refusez poliment prétextant "juste regarder, mais c'est gentil, et oui, je vous appelle en cas de besoin, je vous remercie bien..."... On regarde des choses dont on n'imagine même pas qu'on pourrait avoir un jour à les porter. C'est empilé, c'est pas clair quant aux tailles (1 000 000 de systèmes différents), les dessins sont bizarres, les coutures sont louches...


    "Moi je regarde vite et j'attends d'avoir un coup de foudre !" me dit l'amie. Raté pour moi... J'arrive pas à trier le nombre d'informations entrant dans mon cerveau, la musique est forte et stupide, les couleurs sont flashy, ca sent le tissu et le parfum...


    "Non mais Seb, regarde cette veste, elle devrait t'aller super bien !". Là c'est ma petite amie qui me montre une veste rouge deux fois trop petite. "Heu... Ouais... Je sais pas trop... J'ai bien le côté idéologique de la couleur mais...". Sur ce arrive mon ami, mon frère de l'heure, qui je l'espère, va me tirer de ce mauvais pas, me soutenir et m'inviter à la sortie de ce temple démoniaque... Encore raté, il a sur son bras trois T-shirts d'un goût douteux... Et pire encore, il en indique un quatrième, orange flashy avec des gars en moto genre 70's dessinés dessus !


    "Ouais Seb, avec ce T-shirt, ça va être cool...Confiance !". Ben voilà, j'enfile le tout... Applaudissements et émerveillements de l'assemblée réunie autour de moi. Et là, afflux sanguin dans mon crâne, coup de folie, je prends la décision de les acheter... Redoublement de joies parmi mes compagnons de fortune qui me félicitent et me congratulent. Limite ma copine en a les larmes aux yeux (j'exagère mais je le revis comme ça). Le prix élevé de l'ensemble ne me saute aux yeux que lors de l'acte de paiement mais bon... Faut bien faire des folies ! Et je repars tout guilleret avec mes habits dans un sac, la note exorbitante glissée dedans... La suite se devine : le T-shirt jamais porté et quelques tentatives avec la veste rouge sang mais pas à l'aise dedans...


    Ainsi cet évènement n'a pas fondamentalement changé ma façon de m'habiller (j'ai grandi entre-temps et compris des trucs d'adulte)... Les fringues achetées ci-dessus sont encore difficilement portables (plus que moulantes : petites et démodées !) et occupent une place négligeable dans mon placard... Mais cela reste malgré tout mon histoire référence avant de faire un achat compulsif... Un point de repère dans cette société capitaliste de plus en plus rampante qui joue sur nos besoins culturels pour véhiculer des messages consuméristes... Tiens je vais aller la porter pour le fun !


   
Salutations à tous !


Koroffstrogov
Par Koroffstrogov - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 27 avril 2008
    Vla t'y pas que je cherchais des "communautés" (autre que celles qui regroupent des blogs de vidéos "humoristiques", des blagues de c*l, et autres trucs plus décevants...), que je tombe sur une petite communauté, qui je l'espère va m'accepter en son sein (en tant que mâle...).

Donc les caractéristiques de la communauté, suite à un copié-collé des familles :
  • Nom de la communauté : Ecriture Ludique
  • Gérée par : Kildar
  • Description : Jouer avec les mots est un plaisir qui se partage.

    Ecrire n'est pas forcément un pensum, et les "surréalistes" l'avaient compris lorsqu'ils ont "créé" les Cadavres Exquis.

    Confrontons nos écritures et surtout amusons nous !

    Faisons le à travers d'exercices [...]
Ca à l'air sympathique et la contrainte étant source de création comme je le disais hier à mon voisin, allons-y gaiement !


Exercice n°38 donc....

"Cela faisant très longtemps que nous ne vous avons pas proposé ce genre d'exercice, et comme un peu de variété ne fait de mal à personne, vous voilà proposé d'écrire un texte avec une phrase de début et une phrase de fin imposée. Pour le reste, le thème, la longueur, le genre (poésie ou nouvelle) sont à votre seule convenance !

  Nos regards du passé (c'est mon titre, non imposé, je m'impose)

Début : "La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux."

    Heureuse qu'elle était de voir cette jeune pousse commencer son épanouissement, elle se mit à penser à sa propre jeunesse... Les gens ne lui accordaient plus ces regards enchantés dont elle était si friande auparavant...

    Les hommes, captivés par la légèreté de son teint, et les femmes par l'harmonie rassurante et effilée de son visage, avaient eu pour elle nombres d'égards et n'hésitait jamais à la complimenter pour cela... Elle répondait à ces messieurs que la flatterie ne menait pas bon train si elle n'était pas à l'heure de la vérité et elle répliquait à ces dames que si elle était jolie, celles-ci l'étaient cent fois plus. Sa modestie était alors louée et ses qualités tout autant. Elle était également réputée pour son vif esprit et sa rigueur sur tous les plans ; elle comptait juste et avait réussi au gré de mainte précaution à économiser un sérieux pécule pour ses vieux jours. En résumé, elle était reconnue dans sa jeunesse comme une femme belle, droite et propre sur elle...

    Mais cette époque semblait révolue et à sa beauté a succédé la vieillesse et les dégradations physiques qui accompagne généralement ce naufrage... Elle en était réduite à trouver comparaison avec un nourrisson chauve et édenté... Elle qui était autrefois si fraîche mais qui avait vécu, elle qui avait maintenant, comme on dit, l'expérience des années,...

    Et dans sa famille, a dire vrai, au fil des ans, les visites se faisaient de plus en plus rares. Elle se contentait du peu... Les enfants se faisaient distants... Cela l'arrangeait finalement, pensa-t-elle... Le temps qui lui restait à vivre diminuait chaque jour en proportion croissante et elle estimait ne pas avoir le temps de discuter de choses futiles telles la pluie, le beau temps, la famille, les disputes, les histoires...

    Non, elle, ce qu'elle voulait c'était profiter égoïstement et pleinement de l'instant... Jouir à plein dentier des derniers jours... Conquérir le vaste monde de sa frêle carrure... Elaborer, créer, pétrir... Dans sa tête tournoyait mille et une folies... Elle sentait vibrer en elle la corde de cette vitalité qu'elle croyait avoir perdu. Au milieu de cette foule affairé au bonheur éphémère d'un enfant, elle vivait en fait une euphorie totale et durable ! Elle jubilait intérieurement et repens...

    "Pourquoi mamie elle est crevée papa ?"
    "Bastien !! Calme-toi bordel ! Ne parle pas de ta grand-mère comme ça ! En plus, grand-père pourrait t'entendre !"
    "Ouais et adieu l'héritage..."
    "Ta gueule François ! Bordel, c'est notre mère !"
    "Putain je dis ce que je veux ! J'ai jamais pu la saquer la vioque ! Putain et tu me dis pas ta gueule bordel !"
    "Bordel ta gueule François ta gueule..."
    "Jamais laché un sourire, toujours fière, radine, toujours en p'tite tenue devant les poivrots du coin... Et même vieille..."
    "Ta gueule François bordel de merde !"
    "Putain arrête de la défendre Marc... T'as pas oublié ? hein ?"
    "Ta gueule c'est tout, ta gueule..."

    En verité, nous ne sommes jamais jugés sur nos actes, bons ou mauvais, mais sur la vision du reflet de leurs apparences qu'en a la société, qui se fait juge par la suite de leurs éventuelles beautés.

"L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu" "

 

Bonne soirée à tous et à toutes, j'ai trouvé l'exercice intéressant et je prendrais le temps de lire les autres textes, promis juré !



Par Koroffstrogov - Communauté : Ecriture Ludique
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Dimanche 27 avril 2008
    Comme à chaque ouverture de blog, il y a un message d'ouverture de blog qui signifie aux internautes qui passeraient par là que oui, le blog est ouvert, ça y est, joie et bonheur sur Terre.

    Et comme toute bonne ouverture de blog est accompagnée en guise de justifications de ce qui va être présent par la suite dessus, pourquoi j'en parle, qui suis-je, quelles sont les motivations qui m'ont poussé à commettre... Je vais de ce pas vous expliquer mes motivations et vous allez voir comme ça fait sérieux...

    En premier lieu, j'ai apparemment créé il y a quelques mois un blog (http://romain-love.over-blog.com/) qui relate les aventures d'une partie de ma personnalité que j'estime malade mais force est de constater qu'elle est créative et motivée.

    En seconde place, le blog de Romain (là c'est Sébastien qui vous parle, alias Koroffstrogov) a connu un succès grandissant parmi les gens que j'estime, que j'aime et dont je ne suis pas tout le temps sûr du retour mais il m'invitent parfois à utiliser leurs toilettes quand le besoin se fait pressant... affaire à suivre...

    En troisième champ, ce blog a contitué un espace créatif plutôt énorme mais trop canalisé pour mes autres personnalités qui m'ont fait comprendre à force de cauchemars et de cris incessants qui leur fallait à elles aussi un espace dédié à leurs déchaînements...

    Donc voili voilou le pourquoi du comment que vous aurez déviné suite à la merveilleuse ellipse narrative qui conclut ce billet, en ces temps explicatifs où l'on oublie l'amour du non-dit et le sens de l'absence et de la solitude...

    Perso, je ne suis jamais seul, ils sont avec moi en permanence (sauf romain mais c'est spécial).

    Donc voilà, j'espère profiter de cela pour écrire des trucs, des machins, pas forcément pour la postérité mais quand même c'est con pour elle si elle manque ça...

    Non et puis surtout, allez voir le blog de Romain, il est bon ce petit... Il s'agit d'un romantique, un vrai... Plus précisément s'agit-il d'un Romantique Amoureux Probabiliste mais il explique ça mieux dans blog à lui (copinage, copinage).

    Allez gros bisous à tous... Ecrire... Ecrire est ce qu'il y a de plus beau dans la vie de l'homme sauf les chips... (comme dirait un ami à moi)
Par Koroffstrogov
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  • : Le blog de Koroffstrogov
  • : Blog d'écriture répondant à un besoin d'expression de ma personnalité principale, c'est-à-dire moi même. Vous y trouverez des écrits, parfaitement en cohérence avec l'idée du blog d'écriture dans lequel ce dernier est catégorisé.
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  • : Koroffstrogov
  • : Homme
  • : 03/06/1985
  • : Sébastien, alias Koroffstrogovski (ou Koroffstrogov voire Koroff pour les intimes).

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